Petit bonheur numéro trois cent cinquante neuf : le vin chaud

Ce petit bonheur sent la cannelle et les épices.

D’abord, prendre une marmite. Un de ces chaudrons de sorcier en cuivre, un de ces baquets à confiture.

Ensuite, y verser le vin. Un de ces bons vins rouges des coteaux, muris au soleil et bercé à la pierre blanche.

Y ajouter une orange non traitée, coupée en belles rondelles. Puis des bâtons de cannelle, des fleurs de badiane, du sucre, des clous de girofle. Laisser macérer.

Puis chauffer, doucement, tranquillement. Des heures durant. Laisser l’odeur envahir la cuisine, la buée se faire au carreau, le torchon posé sur un coin de table et le pain sur la planche.

Le jour de Noël, réchauffer le breuvage. A l’heure du goûter, laisser les convives s’approches du feu. Les laisser se poser sur les fauteuils, les pouffs et les divans. Les laisser digérer la buche et le champagne. Puis, quand les conversations s’estompent, proposer un verre de vin chaud. Une bolée au goût d’Alsace. Rouge souvent. Blanc parfois. Un vrai petit bonheur.

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