Petit bonheur numéro trois cent quarante quatre : enfoncer les mains dans les poches

Ce petit bonheur là glisse ses mains au chaud dans leur cachette. 

Quand l’automne frémit, quand l’hiver approche, quand on sent son souffle sur la nuque, les mains partent hiberner. Elle se glisse doucement dans leur peau de velours, bien au fond de la feutrine. Elle se chauffe chacune de leur côté, les poings serrés sur le peu de chaleur qui s’échappe de la paume. 

Les doigts se recroquevillent. Les phalanges rapetissent. Au fond de la poche, ils se concentrent sur les petits trésors oubliés . Les doigts se cachent du froid. Les mains se tapissent au chaud. 

Il est bon, quelque fois, de glisser ses mains gelées dans les poches de son Autre, de sa moitié. D’y sentir la main recroquevillée. De serre ses doigts dans les nôtres. Et de passer l’hiver au chaud, les doigts emmêlés. 

Un vrai petit bonheur.

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