Petit bonheur numéro trois cent trente : mettre des bretelles

Ce petit bonheur là se sent tyrolien.

Il y a fort fort longtemps, quand Mademoiselle était en culotte courte, elle portait parfois des bretelles pour tenir le pantalon en velours rose. Mademoiselle n’aimait pas ces élastiques qui se clipsent et qu’il faut toujours chercher dans une sorte de gymnastique compliquée, au moment de s’habiller.

Il y a aussi les bretelles de Papi. Celle qui tiennent en place son pantalon gris, et qu’il dissimule entre son maillot de corps et son pull en jacquard.

Il y a les bretelles bariolées du clown, celles qu’il s’amusent à faire sauter à tout vas, perdant au passage son large pantalon rapiécés.

Il y a les bretelles de déguisement. Pour jouer les charlots ou les natifs du Tyrol.

Et puis il y a la paire de bretelles au fin fond de l’armoire, celle qui ne servira jamais mais qu’on garde en souvenir, ou qu’on garde au cas où. Celle qu’on essaie un jour, en se demandant comment on fait déjà.

Mettre des bretelles. Sans piano, sans autoroute. Juste pour tenir un pantalon et sauver de l’oubli un accessoire qui finira bien par disparaitre. Un vrai petit bonheur.

 

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