Petit bonheur numéro deux cent quatre vingt seize : écouter un conte

Ce petit bonheur là se laisse mener dans un monde magique.

Tout commence toujours par « il était une fois ».

C’est la clé qui ouvre la porte. C’est le soupirail, au coin de la maison, qui s’illumine pour devenir petit théâtre. C’est la formule qui ferme les yeux de grands pour ouvrir les yeux d’enfants.

Assis en tailleur, un plaid sur les épaules, le bruit au loin du feu qui ronronne et le chat qui se frotte sur les coussins, nous voilà loin. La voix nous emmène. Elle raconte un homme, dans un pays très très lointain, il y a fort fort longtemps. Elle raconte sa famille, son village. Et puis l’arrivée des problèmes. Elle raconte la vie difficile, les choix à faire, les chemins qui se croisent. Elle raconte les peurs, les chagrins.

La voix, c’est le souffleur, caché sous la scène. C’est le projecteur, braqué sur le héros. C’est le vent qui souffle dans les arbres, c’est l’eau qui coule dans le ruisseau. La voix, c’est un peu de nous et beaucoup des autres. C’est ce qu’on aimerait savoir et ce que l’on ne demande jamais. C’est ce en quoi on aimerait croire et que pourtant on tait.

La voix tient la main et nous emmène.

Au détour du chemin, une nouvelle tête. Un gentil. Ou un méchant. Derrière un arbre, un talisman. Au coin du bois, un puits magique. Là-bas, la maison du sorcier.

Les yeux se ferment doucement. L’histoire se termine, le livre se ferme. La voix se tait. Un vrai petit bonheur.

 

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