Petit bonheur numéro deux cent soixante dix sept : la lumière de la fin de journée

Ce petit bonheur là a les yeux perdu dans le soir.

Mademoiselle était perchée dans ses appartements. Elle arrangeait le lit, remettait le linge dans l’armoire. Au moment d’éteindre la lumière pour redescendre surveiller le diner, Mademoiselle se ravise. Elle va fermer les volets.

En ouvrant les fenêtres, Mademoiselle s’accoude sur la balustrade. Au loin, le ciel rougit. A la cime des grands arbres, les branches se dénudent. Quelques nuages s’agrippent désespérément, laissant de larges lambeaux blanc dans le jaune doré du ciel.

Le duel commence. A gauche du sapin, la lune sort des bosquets. A droite, l’énorme disque perd de sa puissance, gagne de sa superbe.

Pour témoins, chacun a convoqué les derniers oiseaux.

Mademoiselle écoute le vent, le bruit de l’eau du ruisseau, le bruit des vaches au loin et des grenouilles dans la mare. Le monde s’apprête à la nuit. Ailleurs, quelque part, le soleil se lève. Mademoiselle, le nez dans le vent, se laisse porter. Un vrai petit bonheur.

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