Petit bonheur numéro deux cent soixante sept : fouiller son portefeuille

Ce petit bonheur là ne s’attendait pas à retrouver la carte de fidélité Mammouth…

Tout a commencé quand Monsieur a voulu prendre le sac à main de Mademoiselle.

« Non mais c’est pas vrai, tu porte un âne mort sur le dos ! »

(C’est vrai que le sac de Mademoiselle est un peu lourd) 

 » Qu’est ce que tu transportes de si lourd ? »

Monsieur a ouvert sans vergogne le beau sac en cuir. A l’intérieur, le nécessaire d’une fille. Et deux poids énormes : l’agenda qui ne tient fermé que grâce à un lacet et le portefeuille. 

« Dis donc, vu la taille et le poids de ton portefeuille, que je t’entende plus dire que tu n’as pas de sous… Il pèse le poids d’un veau à la naissance« 

Bon, Monsieur exagère (un peu). Mais Mademoiselle admet qu’il n’a pas tort. Pas devant lui, bien sûr, mais le soir même. Après les remarques moqueuses de Monsieur, Mademoiselle s’est mise en tête de faire un peu de vide dans le gros portefeuille vert. Discrètement. Pour ne pas lui donner ouvertement raison.

La partie porte monnaie n’est pas ce qui pèse le plus lourd. Une poignée de pièce, d’un peu partout dans le monde. Deux dollars et deux billets de 10 euros. 

Dans la partie pochette-pratique, les deux incontournables : carte d’identité avec une vielle photo de quand on pouvait encore sourire sur les papiers officiels et le petit papier rose qui l’autorise à perdre des points. Une carte avec le groupe sanguin. Une autre autorisant les médecins à prendre ses organes – à condition qu’elle n’en est plus besoin. Et une autre pour voter. Mademoiselle jette un vieux carnet de timbres vides et trois publicités pliés en six.

Vient ensuite la partie carte de fidélité. Celles de cinq supermarchés différents, au cas où. Celles de trois restos chinois : un qui a fermé, un qui a été fermé par les services sanitaires et un qui se situe à 800 km de là. La carte de mutuelle, la carte d’assurance, la carte pour si on vous vole votre téléphone, celle pour si on vous vole votre carte bleue et la dite carte bleue. Mademoiselle hésite en les remettant en place : est ce bien judicieux d’avoir tout cela au même endroit ?

Trois ticket de métro, un ticket de bus en franc, un plan de métro, une dizaine de cartes de visite. Les lignes de bus de Chartres. Elle n’habite pas la région de Chartres. Elle se demande comment cela a pu atterrir là. Les cartes de fidélité de magasins en tous genres. Mademoiselle n’en revient pas d’être fidèle à la fois à No.ibe et à Sep.ora.

Il y a aussi un coalgan, deux dolipranes et un mouchoir en papier… Un crayon tout petit et un petit bloc riquiqui. Quatre tickets de caisse, deux cartes étudiantes de l’époque cheveux longs, deux autres de l’époque cheveux courts, et des tickets de cinéma. Mademoiselle a tout bien sorti.  Elle a tout étalé sur la table du salon. 

Ne reste qu’à tout ranger, bien à sa place. Seuls les tickets de caisse partent visiter les ordures. Le reste est trop indispensable. On ne sait jamais. Un vrai petit bonheur.

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