Petit bonheur numéro deux cent cinquante huit : un frisson à l’intérieur du coude

Ce petit bonheur là parcourt le corps.

Il avait une plume à la main. Une jolie plume de duvet, trouvée sur le chemin.

Elle était allongée sur le lit, un livre à la main gauche. Le bras droit étendue négligemment sur l’oreiller.

Il caresse doucement le creux de son épaule, du bout de la plume. Il chatouille le cou de Mademoiselle, qui écarte l’importun, négligemment, d’un revers de main. Puis, elle repose son bras sur la couette.

Monsieur vient alors, doucement, passer la plume au creux du coude. A cet endroit où, sous la peau si fine, on voit palpiter les veines. A cet endroit où la pliure marque à peine la frontière du coude. A cet endroit où se dessine le muscle juste au dessus.

A peine la plume glisse sur la fine épaisseur de peau que Mademoiselle frissonne. Une vague lui parcourt le corps. Sa nuque se hérisse, ses cheveux se dresse, son corps se fléchit.

Monsieur repasse, du bout des doigts. Au creux de son coude, Mademoiselle concentre un petit bout de plaisir, un chatouillis qui se glisse dans son corps, une chaire de poule qui lui fait battre le ventre. Un vrai petit bonheur.

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