Petit bonheur numéro deux cent trente huit : dormir la fenêtre ouverte

Ce petit bonheur là s’apaise dans l’air tiède de la chambre à coucher.

La respiration de Monsieur, tendre et régulière, ne trompe plus personne. Il s’est endormi depuis déjà 20 minutes. Mademoiselle pousse et repousse la couette. Son mini short et son mini débardeur n’y font rien, il fait vraiment trop chaud.

Doucement, elle se glisse hors du lit et part entrouvrir le battant de la fenêtre. Un courant d’air frais joue avec les rideaux. Mademoiselle risque un coup d’oeil au jardin. La lune est cachée derrière le tilleul, les étoiles veillent. Un chat joue les équilibristes sur la clôture.

Mademoiselle se recouche. Cette fois, elle tire la couette sur ses jambes. L’air frais vient caresser sa peau, se jouant de sa quasi nudité. Monsieur frisonne, Mademoiselle lui remonte la couette jusqu’aux oreilles. Sur l’oreiller frais, les cheveux de Mademoiselle s’étale. La nuque humide de sueur, elle se tourne et se retourne, puis, après des minutes qui lui ont semblé des heures, perd sa lutte contre les idées tricotées par son esprit sinueux et s’endort sans s’en apercevoir.

A l’aube, les premiers oiseaux font la fête dans la haie. Sur la route, au loin, un voisin part travailler. L’air qui frôle la peau nue de Mademoiselle est maintenant trop frais. La main agrippe la couette et la remonte sur ses épaules, sans ouvrir les yeux, sans quitter le rêve. Il doit bien rester deux heures à dormir. Et c’est un vrai petit bonheur.

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