Petit bonheur numéro deux cent trente quatre : le vent dans les cheveux

Ce petit bonheur là fait onduler les cheveux dénoués.

On peut avoir les cheveux courts. Une nuque un peu garçonne qui défie les courants d’air et crâne devant les rafales. Des petites mèches trop courtes pour s’emmêler les pinceaux.

On peut avoir les cheveux longs. Une nuque sagement cachée derrière un épais rideaux, qui parfois joue les pudique, parfois joue les fatale, en se dévoilant dangereusement sous un chignon faussement bâclé.

La nuque s’offre ou se dissimule, consciente de son magnétisme, consciente de son surnom qui lui sied à ravir, la boîte à bisous, juste à la base du cou. Quelques centimètres carrés de peau, une épine dorsale qui se hérisse sous les lèvres les plus brûlantes.

On peut avoir les cheveux attachés, rabattus sous un chapeau ou tressés en longues nattes. Qu’importe. Quand soudain, un souffle tiède se lève et vient déranger l’harmonie brune ou rousse, blonde ou grise, la peau frissonne et les poils se dressent. Une haleine tiède, un mistral ou une bise, qui vient caresser l’intimité d’une nuque, offerte ou cachée.

Le lourd rideau de cheveux flotte soudain dans l’air tiède. Les courts cheveux ondulent sur quelques centimètres. La main tente d’y remettre de l’ordre, les doigts se glissent entre les mèches pour dénouer ce qui, un jour, eu l’air d’un chignon. Une crinière ébouriffée, elle qui fut si sagement domestiquée, qui se laisse tourner la tête par un courant d’air appuyé. Un vrai petit bonheur.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s