Petit bonheur numéro deux cent vingt sept : les cloches sonnent

Ce petit bonheur là BANNG BANNG.

Village, au fond de la vallée. Loin des chemins, loin des humains *.

Depuis le gîte, on aperçoit au loin le clocher blanc. La tour pointue comme le sommet d’un cadran solaire, rythmant à coup de Bang sonore les heures, les jours, les années.

Au fond de leur lit, Monsieur et Mademoiselle dorment profondément. Le petit jour filtre entre les volets de bois lourds. La fenêtre est ouverte, laissant passer un courant d’air frais. Monsieur tire la couverture sur les épaules de Mademoiselle. Elle se tourne endormie vers lui. Il se rendort aussitôt.

Et puis, soudain, au loin, un bourdonnement régulier. Un coup. Deux. Trois. Quatre. Cinq. Six. Sept.

La cloche bat la mesure. Son écho résonne de champs en champs, de bois en bois. Mademoiselle entrouvre les yeux. Monsieur dort, son souffle fait légèrement bouger la mèche de cheveux sur son front. Son homme, paisible, semble si loin. Elle pose les doigts sur sa joue, caresse doucement le visage immobile. Puis elle rabat la couette sur l’épaule nu de son homme. Et, la tête au fond de l’oreiller, elle s’endort tranquillement. Les cloches au loin battent le rappel. On attendra qu’elles sonnent midi pour se lever. Et c’est un vrai petit bonheur.

 

 

 

*Les trois cloches. Edith Piaf

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