Petit bonheur numéro deux cent quinze : la route des vacances

Ce petit bonheur là file vers le repos.

Monsieur a pesté. Monsieur a râlé. Monsieur a même boudé.

Mademoiselle a préféré filer en cuisine préparer un thermos de café et des sachets de gâteaux secs et d’abricots pour la route.

A force de « scrogneugneu », de « rrrr…. mais pourquoi tu emmènes toute la maison en vacances » et  » ça aussi!! Mais tu te fous de moi!!« , le coffre est finalement fermé. La voiture déborde, on est en retard sur le planning prévu, on a frôlé la crise de couple, mais assis côte à côte sur la route des vacances, Monsieur et Mademoiselle mettent le moteur en marche.

Les premiers kilomètres, grand silence dans l’habitacle. Mademoiselle refait mentalement le tour des pièces, interrupteur par interrupteur, robinet par robinet. Le fer à repasser est débranché. Le gaz est coupé. Le volet de la petite fenêtre de derrière est bouclé.

Monsieur traficote le GPS en roulant. Il lui fait changer quatre fois d’itinéraire, cherche sa carte bleue dans la poche arrière de son jean et les lunettes de soleil, restées dans son blouson, posé à plat sur la plage arrière.

« On peut mettre la radio? »

« Vas y« .

Mademoiselle glisse un CD dans l’appareil. Monsieur commence à fredonner. Mademoiselle pioche dans son sac à main un magazine de fille et bouquine, levant la tête de temps à autre, répondant par de vagues onomatopées aux réflexions de Monsieur qui s’inquiètent de la météo, du gîte ou du programme des vacances.

Deux cents kilomètres plus loin, Mademoiselle ne reconnait plus trop le paysage. Le ciel est bien bleu, le soleil brille. Pause café. Monsieur tend les clés à Mademoiselle : « on échange ? »

Au volant, la jeune femme règle le siège, les rétros et c’est parti. Monsieur étudie le guide de voyage, prend des notes sur les futures excursions. Mademoiselle surveille les radars et quitte l’autoroute pour les chemins de traverse. A deux heures, Monsieur commence a avoir faim et l’estomac de Mademoiselle fait concurrence à la radio. Arrêt pique nique.

« Plus que 147 km. Je finis ou tu veux conduire? »

« Je te relaie si tu veux!  »

Monsieur mord à pleines dents dans un sandwich maison. Le dernier tiers se fait en chanson. Les vacances sont au bout du chemin. Le GPS indique encore deux virages. Au bout du sentier bordé d’arbres, une maisonnette semble attendre les amoureux. Les vacances peuvent commencer. Et c’est un vrai petit bonheur.

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