Petit bonheur numéro deux cent quatorze : faire les valises

Ce petit bonheur là va devoir s’asseoir sur la valise pour la boucler…

Liste dans une main, crayon dans l’autre Mademoiselle est en plein désarroi. Assise sur le lit, la valise grande ouverte à ses pieds et des piles de vêtements de tous les côtés, elle ne sait plus à quel maillot de bain se vouer.

« Allez, on reprend au départ, soyons logique« .

D’abord le pyjama. Un long et un court, on ne sait jamais. Le long est plutôt mignon, noir et gris. Le court est plus sexy. Avec le court, il faut quand même une veste. La grise ou la rose? La grise.

Il faut ensuite des serviettes de bain. Une grande, une petite et une de plage. Pour la serviette de plage, Mademoiselle hésite. La bleue ou la verte. La verte.

Un sac à linge sale, un sac à culotte. Quinze culottes. Le souci de Mademoiselle, c’est qu’elle n’a pas quinze jolies culottes. Elle n’a que six culottes sexys, deux potables et le reste se définirait plutôt en gaine mémère qu’en dentelle légère. Elle ajoute donc un flacon de lessive à main. Ni vue ni connu. Des chaussettes de rando, des chaussettes discrètes et des chaussettes anti-fatigue. Trois soutien-gorge: un noir, un blanc et un de sport. Trois paires de collants.

Puisqu’il y a des collants, il faut des jupes. Et puis trois jeans. Deux pantalons en lin, une robe de soirée, un paréo. Et puis kyrielle de t-shirts, avec manche, sans manche, à bretelle, bandeau, avec motif, sans motif, avec poche, sans poche… Deux pulls au cas où. Des chaussures à talon et puis des baskets. Un imper, un parapluie, des lunettes de soleil, des foulards. Mademoiselle regarde satisfaite la valise débordante. Monsieur analyse, un poil agaçant :

« Tu sais que le but c’est de la fermer ta valise? En l’état actuelle des choses, tu vas devoir l’emporter grande ouverte… »

Mademoiselle souffle, lève les yeux au ciel. Et tente de montrer son erreur à Monsieur. En vain. Elle a beau s’asseoir sur le cube en plastique, elle a beau ré-agencer, re ranger, re défaire et tout remettre, rien à faire.

« Tu devais être nul au Tetrix toi »

« Au lieu de m’énerver, tu veux pas aider? »

« J’aiderai quand tu auras viré la moitié de tes t-shirts. Tu mettras jamais tout ça, on ne part que quinze jours et t’as au moins 25 t-shirts« .

Mademoiselle sent bien qu’il a raison. A contre coeur, elle retire deux ensembles. Puis une serviette. Et deux des quatre chapeaux. Toujours rien à faire. Il faut enlever la paire de chaussure à talon et ne garder que les sandalettes et les baskets. Out aussi le poncho gris. Ne reste que le marron. Cette fois, la valise cède et laisse la fermeture éclair souder ses deux bords. Mademoiselle sait bien qu’elle ne pourra jamais la soulever. Alors, doucement, Mademoiselle vient se caler dans les bras de Monsieur, l’embrassant, l’enlaçant, lui faisant les yeux doux.

« Bon ça va, je te la descends ta valise. Mais t’abuse quand même... »

Les vacances peuvent commencer. Et c’est un vrai petit bonheur.

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