Petit bonheur numéro cent quatre vingt neuf : choisir son maillot de bain

Ce petit bonheur là regrette d’avoir abusé du tiramisu hier

Mademoiselle râle. Une douzaine de cintres à la main, elle peste contre la vendeuse qui attend, indiscrète, à l’extérieur de la cabine.

Le maillot vert pomme est trop petit. Le blanc graphique ne lui va pas du tout. A moitié nue, elle tend d’une main les maillots à la vendeuse, retenant de l’autre le rideau. Si au moins ça pouvait la faire s’éloigner quelques minutes…

Mais la vendeuse reste là, prenant les maillots et proposant, à haute et intelligible voix : « si le 40 ne vous va pas, nous l’avons en 42 celui ci. Et peut être que pour le bas, il vous faudrait plutôt un 44, non? »

Mademoiselle, cramoisie, tranche d’un sec et décidé : « je vais me débrouiller, merci« .

En rentrant bien le ventre, un 40 ira. D’accord, ça laissera une marque sur les hanches. Mais l’avantage, c’est qu’avec le petit amas capitonneux, l’élastique disparait dans la peau, formant un bourrelet là où, jusqu’à présent, il n’y en avait pas encore.

Mademoiselle se dépêche d’ôter le slip de bain triangulaire, « qui de toutes façon, exigerait trop d’entretien pileux » se dit elle au comble de la mauvaise foi…

Le bikini sans bretelle aurait pu aller. Si elle avait fait du 12 ans.

Le maillot façon jungle sauvage et ses imprimés amazoniens est trop plongeant. Le léopard trop cougar.

Le maillot façon sixties n’est clairement pas fait pour nager. Tout comme le maillot blanc immaculé qui ne manquera pas de devenir transparent dès la première longueur.

Mademoiselle s’agace. Et laisse tomber le deux pièces si peu gracieux sur sa silhouette « pourtant adorable et tellement bien proportionnée » (méthode Coué testée et approuvée).

C’est en sortant de la cabine, ses 10 maillots à la main, que la révélation est apparue. Sur le porteur des essais non convaincants, un maillot une pièce attend, tout seul.

« C’est le dernier. Un 42. Vous voulez l’essayer? »

Mademoiselle hausse les épaules : « ca risque d’être un peu grand, mais bon… Je tente » (mauvaise foi ou méthode Coué, au choix).

Echancré juste comme il faut, décolleté juste comme il se doit, les bretelles ajustées, un joli noeud noir dans le dos, la taille marquée. Mademoiselle se regarde épatée. Quelque soit la taille, ce maillot l’attendait. Plus de bourrelet ou de hanches nourries au tiramisu. Et si elle rougit sur la plage, se sera juste du plaisir de se chauffer au soleil. Un vrai petit bonheur.

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