Petit bonheur numéro cent soixante dix-neuf : prendre un café après une journée shopping

Ce petit bonheur là en a plein les pattes…

C’est les soldes. L’expression en soi est déjà dépassée, elle sonne très 90’s, quand on attendait impatients la levée des rideaux de fer des galeries pour se jeter sur des pulls à moitié prix. Aujourd’hui, le folklore est passé, tout juste surjoué pour les caméras d’un ou deux JT.

Les soldes sont passés de mode. Mais il faut bien admettre qu’avec le porte monnaie du moment, celui façon peau de chagrin, Mademoiselle est bien obligée d’attendre un peu pour acheter la robe et la veste qui manque à sa garde robe. Les deux pièces sont repérées depuis bien longtemps, essayées depuis des semaines.

Ce matin, la radio a annoncé en toute fin de journal ; « et au fait, c’est les soldes qui commencent« . Mademoiselle a terminé sa tartine, embarqué son sac à main, et s’est dit qu’après sa journée de travail, elle irait dépenser les 70 euros que devrait lui coûter la robe et les 50 euros que pourrait lui couter la veste.

La journée passe, la cloche retentit. Mademoiselle quitte le travail sans demander son reste et file direction les magasins du centre ville. Dans la boutique, la robe et la veste attendent sagement, à la bonne taille, une pastille verte agrafée à l’étiquette de la robe, une rouge à celle de la veste. Finalement, le porte monnaie pousse un soupir de soulagement, Mademoiselle lâche un sourire béat : le magasin est plus pressé que prévu de se débarrasser des deux articles et Mademoiselle s’en tire pour 80 euros au total.

« J’économise 40 euros sur le budget prévu. Je peux donc m’offrir un petit supplément » murmure la petite voix dans la tête de Mademoiselle.

Et comme il faut toujours écouter ses petites voix, elle prend la direction du magasin voisin. Sur les portants, les jeans semblent l’appeler. Les t-shirt la réclame. Le foulard et les lunettes lui demandent expressément de les adopter. Mademoiselle se glisse dans la cabine d’essayage des cintres à chaque doigt…

Le jean est trop petit. Le t-shirt est superbe, mais rose et jaune fluo et Mademoiselle se dit qu’elle ne le mettra jamais. Le foulard, en revanche, noué dans ses cheveux, lui fait un look à la 60’s qui lui plait bien. 10 euros. Adopté. Et les lunettes retourne sur leur présentoir.

Reste 30 euros à dépenser.

Mademoiselle écume les boutiques, essaye tout ce qui lui passe sous les yeux, tente des tenues improbables. Cela pourrait durer des heures si ses pieds, son porte monnaie et les vendeuses ne criaient grâce.

De retour à la maison, Mademoiselle dépose ses sacs sur le canapé. Monsieur lève la tête, un peu étonné de la voir si chargée. Tout en se faisant chauffer un café, Mademoiselle commence le défilé.

« Tu vois le foulard comme ça avec ma robe. Mais si tu sais la bleue. Et puis cette ceinture, elle irait super bien avec ma tunique ». Le café fume dans la tasse. Un vrai petit bonheur.

 

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