Petit bonheur numéro cent soixante et un : se creuser la tête

Ce petit bonheur là cherche des chemins dans son cerveau pour atteindre la solution.

Le cerveau s’apparente parfois à un plat de spaghettis. Des dizaines de fils de tous les côtés, emmêlés les uns aux autres. Alors on tire les spaghettis, les uns après les autres, pour les étaler bien à plat. Ca marche aussi avec un jeu de mikado. Ou bien avec une pelote de laine, quoiqu’une pelote de laine n’ayant que deux bouts, une fois qu’on en a trouvé une extrémité, il suffit de dérouler pour tomber nécessairement sur l’autre.

Parfois, la tête dans les mains, on sent poindre un début de douleur au cerveau, une entorse de la mémoire ou une luxation de l’hypophyse. Le noeud est complexe et on n’en trouve pas l’extrémité.

Il arrive que certains, volontairement, s’embrouille les neurones. On appelle ça des matheux. Ils aiment créer les noeuds et jouer à les défaire. D’autres ont un don particulier pour toujours se trouver dans des situations inextricables où le mal de tête n’est jamais bien loin. Le cerveau se creuse comme un gruyère, comme un sous sol de jardin infesté de taupes. Sans qu’il ne s’en dégage la moindre logique. Sans que les galeries ne se rejoignent.

Il n’y a pas de bonheur à avoir mal au cerveau. Mais il y a un plaisir à dénouer le noeud. Un peu comme un casse tête dont on entreverrait la solution. Cet instant où soudain, on comprend qu’il existe une méthode pour remettre tous les spaghettis à plat.

Ce qui vient en premier, c’est l’idée même que la méthode existe. On s’agace de ne pas la trouver, on fulmine de ne pas y voir clair. Soudain, une connexion quelque part là haut se fait, et on entrevoit l’espace d’un instant, le chemin. Ne reste qu’à appliquer l’intuition, en avançant pas à pas. Chaque pas fait avancer le casse tête. Et peu à peu, le chemin se dessine clairement. Alors on se dépêche de sortir de labyrinthe avant d’avoir oublié la solution que l’on voulait mettre en oeuvre.

Et soudain tout s’éclaire. Le sac de noeud n’est plus qu’un lointain souvenir, jusqu’à la prochaine fois. Le mal de cerveau se dissipe en même temps que les gros plis sur le front. Et c’est un vrai petit bonheur.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s