Petit bonheur numéro cent cinquante : attraper la main de son amoureux

Ce petit bonheur là mélange ses doigts.

Un petit bonheur tout simple, tout doux. Un petit bonheur tout tendre, tout câlin. On peut le réaliser n’importe quand à partir du moment où celui que l’on aime est voisin, tout prêt de soi. Dans un lit, sur un canapé, sur un plaid au soleil, sur un sentier, à la plage ou dans l’océan.

Il y a plusieurs façons de faire.

La main s’approche, presque timide. Les doigts se frôlent. Les mains se joignent du bout de l’index, puis s’accrochent. On se regarde ensuite, tendrement.

La main peut aussi venir chercher son homologue velu, celle de l’Amoureux, sagement. Les doigts se touchent, s’emmêlent. On se regarde ensuite tendrement.

La main parfois se fait sauvage. Elle tombe presque par hasard sur celle de l’autre, la poilue qu’on aime, et elle s’en saisit, la serre de toutes ses forces. On se regarde ensuite tendrement.

La main parfois est un peu effrayée, seule dans le noir. Elle cherche la main forte qui va la rassurer, qui va la serrer tendrement. Elle tâte un genou, remonte la cuisse et trouve la main, qui attend. Les deux mains s’embrassent, se reconnaissent, se mêlent pour ne plus se séparer. Les têtes se tournent, les yeux se croisent. On se regarde tendrement.

La main peut aussi aller droit au but. Dans ce cas, elle ne tergiverse pas, elle fonce et s’engouffre dans la poche de l’être aimé, celui à la main velue. Les deux mains se serrent un peu, coincées dans le petit bout tissu. On se regardent ensuite tendrement.

Les mains qui s’accrochent, ce sont les coeurs qui se trouvent. Ce sont les promesses du jour et celles du lendemain. C’est un peu de souvenir en commun que l’on s’écrit, un petit bout d’histoire effleuré du bout des doigts. Les mains qui s’emmêlent, c’est le corps incapable de vivre seul, qui cherche son prolongement. C’est le geste qui prolonge l’esprit, c’est le « je t’aime » qui se tait. C’est l’intime et le pudique. C’est le toi et le moi qui s’affichent en nous. Et c’est un vrai petit bonheur.

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Une réflexion sur “Petit bonheur numéro cent cinquante : attraper la main de son amoureux

  1. puisque tu as aim…d’habitude elle parle des plaisirs perdus de l’enfance, mais l a me correspond beaucoup plus…j’aime tellement tes mains qui ma rassurent la nuit quand j’ai peur, qui sont toujours l pour me protger et qui sont tellement adorables..mais comme elle le dit si bien, c’est une prolongation de toi, c’est toi qui est tellement adorable… sweet

    Date: Thu, 30 May 2013 09:14:48 +0000 To: flashpurple3@hotmail.com

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