Petit bonheur numéro cent dix neuf : trouver un grigri dans son sac

Ce petit bonheur là avait été oublié… pour mieux être retrouvé.

Au fond du sac des  filles, il y a un monde de mystères. Il y a un univers de creux, de bosses, de trous béants et de grottes cachées. Le sac des filles, c’est un bateau pirate porté à l’épaule, une caverne d’Ali-Baba au format besace.

Le sac des filles, c’est la maison que la tortue porte sur son dos. Dedans, il y a de quoi sauver le monde. Mais aussi de quoi se repoudrer le nez.

Les messiers aimeraient savoir pourquoi le sac des filles est si lourd à porter, pourquoi elles s’encombrent tant et ne râlent jamais d’avoir le poids d’un cartable sur le dos, mais refusent d’ajouter un simple portefeuille -celui de l’homme en l’occurrence- au fardeau.

Dans le sac des filles, il y a leur secret. C’est ce qui les fait mère, fille et femme. Il y a un pansement en forme de coeur et un mouchoir en tissu, il y a un agenda et quatre stylos -dont un qui ne marche pas mais qui est joli quand même. Il y a une tétine trouvé dans la rue et un paquet de bonbons à sucer. Il y a trois aspirines et une petite bouteille d’eau, une pomme et un bracelet. Il y a du collyre et un étui à lentilles,  un bloc note avec des idées et surtout plein de pages arrachées. Il y a trop de choses pour faire une liste. Des listes aussi il y en a d’ailleurs.

En ouvrant leurs sac, les filles pestent de ne jamais trouver ce qu’elles cherchent. Et laissent échapper l’appel, tandis que le téléphone sonne, incapable de mettre la main sur le scrogneugneu de portable.

Au fond d’une petite poche, à gauche de la carte de crédit, un tout petit sachet est caché. Personne n’a le droit d’y toucher, personne n’a le droit de le voir. Et personne ne sait d’ailleurs qu’il existe. Dans ce petit sachet, un trésor de plus, un grigri, un porte-bonheur. Quand ça va mal, quand ça blues ou quand ça chouine, Mademoiselle pose la main sur le sachet. Elle n’a pas besoin de le sortir, pas besoin d’aller en voir le contenu. Personne ne sait ce que c’est, ni comment elle l’a eu. La main sur son secret, Mademoiselle sourit, apaisé. Et c’est un vrai petit bonheur.

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Une réflexion sur “Petit bonheur numéro cent dix neuf : trouver un grigri dans son sac

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