Petit bonheur numéro soixante-seize : le cirque arrive

Ce petit bonheur là est rouge et jaune.

Ce matin, au retour du marché, au détour d’un parking, il y a eu cette petite exclamation : « tiens il y a un cirque! »

Ce n’est qu’en voyant les ouvriers affairés à monter le chapiteau que tout un coup, on se souvient des affiches aperçues en ville depuis une semaine. Des affiches jaunes et rouges, avec en lettre d’or, le nom du fameux cirque en visite dans la commune.

L’air de rien, dévoré(e) de curiosité, on s’approche. Sur le terrain vague, deux lamas, un cheval et trois zébus broutent un peu de foin. Dans une cage à l’arrière, un fauve rugit. Impossible de dire s’il s’agit d’un lion ou d’un tigre. Et puis à gauche du chapiteau, une caisse est installée, surmontée d’un énorme panneau doré : MENAGERIE. Tout autour, de hautes palissades en toile ont été installées, alors pour voir un peu sans payer, on plaque son oeil dans les rares oeillets non tressés de cordes. A peine une cage aperçue, qu’on s’exclame déjà  » je vois des chameaux! Il y a des chameaux! Et même un zèbre là bas« .

Le chapiteau est encore vide, la haute toile rouge est montée par un groupe d’hommes en t-shirt. Devant les caravanes, au fond du parking, des artistes prennent l’air, autour de tables dressés pour le déjeuner. Dans un coin, le camion publicité attend le signal du départ, les affiches placardées de chaque côté d’un énorme zèbre en plastique, affublé de hauts parleurs sur le crâne.

Le stand de friandises n’a pas ouvert non plus : les représentations ne commencent que dans deux jours. Mais sur les panneaux en bois, les affiches de pop-corn et les tarifs des crêpes laissent songeurs.

Pourtant, il est bien loin le temps où l’on est allé au cirque. La dernière fois, c’était en CE1? en CE2 peut être… Depuis, il n’y a plus que cette sourde nostalgie quand le chapiteau domine les toits des maisons du voisinage, cette réminiscence d’enfance à l’odeur fauve et au goût de caramel, ses angoisses devant le clown, ses grands yeux devant les voltigeurs. Il ne reste que cette émerveillement enfantin et cette promesse d’y retourner un jour, avec ses propres enfants, pour leur offrir les mêmes souvenirs. Et ce sera un vrai petit bonheur.

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