Petit bonheur numéro vingt-sept : présenter le gâteau du dimanche

Ce petit bonheur là est aussi beau que bon.

C’est dimanche. Et le dimanche, depuis que la Terre est ronde, depuis que le monde est monde, depuis que les poules aiment les coqs, le dimanche il y a un gâteau sur la table.

C’est ainsi, invariable. Cela a toujours été. Et ce sera toujours.

A la maison, Monsieur et Mademoiselle le choisissent ensemble, longuement, le samedi soir. « Du chocolat? » « Des fruits? » « De la crème? » « Ou bien chocolat+fruits? »

Le choix du gâteau est un objet de longue tractation. Il faut dire que c’est capital. C’est le goût de ce dimanche. C’est l’essence même de l’après midi. C’est l’odeur qui habitera la cuisine et le chef d’oeuvre qui habillera la table.

Pas question d’opter pour des crêpes ou des gaufres, trop communes pour un dimanche midi. A l’extrême limite, pour un gouter ou éventuellement un brunch. Mais certainement pas pour le dessert du déjeuner dominical.

Pas question non plus d’une glace ou d’un bavarois. Trop froid en ce moment.

Finalement, ce sera un financier, mousse chocolat et craquelin praliné puis encore mousse mais vanille cette fois.

Tabliers aux hanches, Monsieur et Mademoiselle pèsent, mélangent, montent en neige, battent, font fondre, cuisent et assemblent.

Le dimanche matin, alors que le déjeuner se profile, on jette des coups d’oeil inquiets au gâteau, prisonnier de son cerclage de fer. Le repas traine, on fait monter le suspense.

Et puis vient l’heure du dessert. Monsieur et Mademoiselle disparaissent en cuisine. Les plateaux s’entrechoquent, les cuillères s’agitent. Monsieur retient son souffle, Mademoiselle démoule. Ouf. C’est fièrement que Monsieur apporte le plateau et Mademoiselle deux assiettes et deux cuillers.

Le gâteau du dimanche est servi. De part et d’autres de la table, les deux convives/pâtissiers s’attaquent à leur financier-mousse-chocolat-craquant-pralin-mouss-vanille.

Mademoiselle soupire : « On en a fait pour au moins 6 personnes… On va en manger toute la semaine »

Et Monsieur, la bouche pleine répond « Chest pas grave, chest trop bon… »

Et c’est un vrai petit bonheur.

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2 réflexions sur “Petit bonheur numéro vingt-sept : présenter le gâteau du dimanche

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