Petit bonheur numéro douze : se caler dans le canapé

"Mince, j'aurais dû prendre plus de chocolat..."

« Mince, j’aurais dû prendre plus de chocolat… »

Ce petit bonheur là est douillet.

On peut se l’accorder l’après midi, plus souvent encore le soir. Il est aussi bon seul qu’à deux.

Prenons le soir par exemple. Le diner a été expédié, la vaisselle faite en chanson (c’est un petit bonheur que nous exploiterons peut-être un jour) et la nappe correctement secouée. Dans le salon, le canapé piaffe d’impatience de retrouver notre popotin. Un coup d’oeil à la pendule : huit heure quarante huit. Le film va commencer.

Il ne faut pas immédiatement s’avachir. On perd une partie du plaisir. Non, il faut d’abord se caler les reins au fond du fauteuil. Puis remonter les pieds vers la table basse. Ensuite, les chausson glissent au sol. De là, le mieux c’est encore de plier les genoux vers  l’extérieur de manière à ce que les chevilles viennent se reposer sur le coussin moelleux qui orne le canapé. Le second coussin vient sur les cuisses. Une fois les pieds bien installés, on remue encore un peu pour attraper le plaid. La difficulté, c’est alors sans bouger les jambes de parvenir à s’enrouler dedans pour ne laisser dépasser qu’une ou deux phalanges (pour changer de chaine ou monter le volume), une oreille (ça suffit généralement), et les deux yeux (mais pas le nez). Accessoirement, la main doit pouvoir en urgence remonter le plaid vers les yeux si le film devenait trop terrifiant. Et elle doit aussi pouvoir attraper le paquet de mouchoirs jetables. Si on avait une poussière dans l’oeil. Et le chocolat aussi. Si on avait un petit creux.

Mince, le chocolat. On s’extirpe tant bien que mal de la couverture, direction la cuisine. Noir? Au lait? Noisette? Bon, un carré de chaque. Et puis une tisane.

La télé fait un drôle de bruit. Mince, c’est la fin des pubs…

Ni une ni deux, retour au canapé, l’assiette à la main, avec ses trois carrés de chocolat et en équilibre, une tasse à l’anse cassée et un sachet de tisane. La bouilloire dans l’autre. Le tout jeté plus que posé sur la table basse et l’opération du plaid peut reprendre.

Vingt heure cinquante six. Le film commence. Le canapé épouse la forme du coprs alangui. Et le bonheur, c’est ça aussi…

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Une réflexion sur “Petit bonheur numéro douze : se caler dans le canapé

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