Petit bonheur numéro sept : ouvrir les volets

C’est un petit bonheur quotidien ou presque. Le privilège du premier levé.

Tout commence alors que la maison sommeille encore. Le réveil retentit dans l’une des chambres, et une main lourde lui intime aussi tôt l’ordre de se taire. Assomé, il cesse immédiatement sa complainte. Le/la propriétaire de la main s’extirpe douloureusement du lit, grommellant un vague bonjour pour celui ou celle qui partage ses draps. Par petits gestes saccadés et rapides, les vêtements succèdent au pyjama et avant que quiconque dans la maison ait eu le temps du moindre mouvement, nous voilà déjà dans la cuisine.

Alors pour récompense de cet effort, dans la solitude de ce petit matin, la première bouffée d’air frais. Il faut un peu de fermeté pour tourner la poignée en tirant à soi le cadre. Le bois craque, puis les carreaux s’ouvrent. L’ai froid, prisonnier entre le bois du volet et le verre s’engouffre dans la cuisine. Reste le suspense du temps qu’il fait. La main pousse le volet, le bois cogne le crépis. Il ferra beau. La brume se lève à peine, mais dans le ciel, les trainées rose et jaune annoncent un peu de soleil à venir. La promesse d’un matin tout neuf qu’il reste à dessiner. Et c’est un vrai petit bonheur.

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